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D'où je viens

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J’ai vécu dans le quartier 4 pratiquement toute ma vie et j’ai grandi dans une famille qui m’a appris très tôt à être attentive aux différents besoins et aux différentes expériences des gens qui m’entourent.

Du côté de mon père, ma famille est ukrainienne, et du côté de ma mère, philippine. Ma mère a immigré des Philippines à l’âge de cinq ans et a commencé sa scolarité au Canada sans parler anglais. Elle est enseignante à la Division scolaire Louis-Riel depuis ma naissance.

Mon petit frère, Jonah, est autiste et a eu des besoins de soutien importants tout au long de sa vie. J’ai moi-même reçu un diagnostic de TDAH à l’âge de 20 ans.

Ma propre scolarité a commencé à l’École Van Belleghem, où j’ai appris à parler français, une expérience à laquelle je tiens beaucoup.

Après avoir obtenu mon diplôme d’études secondaires, j’ai eu la chance de recevoir la bourse Loran et la bourse humanitaire Terry Fox, ce qui m’a permis d’étudier à l’Université de la Colombie-Britannique, au campus de l’Okanagan. J’ai d’abord étudié la biochimie avant de me tourner vers les études autochtones.

J’ai également étudié l’égalité des genres à l’École internationale d’été de l’Université d’Oslo, où j’ai appris un peu de norvégien.

J'ai été admise à la Faculté de droit Robson Hall de l’Université du Manitoba, où je commencerai mes études en 2027.

Bethany, aged 5, standing in front of École Van Belleghem on her first day of kindergarten.
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J’ai commencé à faire du bénévolat au secondaire, lorsque mon frère m’a amenée à travailler auprès de jeunes en situation de handicap.

J’ai d’abord fait du bénévolat dans le cadre du programme « Early Years Skills for Living » à l’école Shamrock. Plus tard, je me suis impliquée dans le programme LIFE du Rehabilitation Centre for Children, où j’ai par la suite obtenu mon premier emploi rémunéré dans leur camp d’été. J’ai continué à travailler et à faire du bénévolat au Rehabilitation Centre tout au long de mes études secondaires, et je reste extrêmement reconnaissante de tout ce que j’y ai appris.

Le bénévolat est resté une part importante de ma vie depuis. À l’université, par exemple, j’ai participé à la sélection des boursiers Loran et organisé un cycle de conférences visant à promouvoir la diversité dans les STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Ces dernières années, je me suis également beaucoup engagée dans la vie civique et politique.

Durant mes études universitaires, j’ai occupé divers postes. J’ai notamment effectué un stage en conformité des logiciels médicaux dans une entreprise montréalaise, où j’ai principalement travaillé en français; j’ai été rédactrice étudiante et créatrice de contenu pour l’Université de la Colombie-Britannique Okanagan; stagiaire de recherche en politiques publiques au Centre canadien de politiques alternatives au Manitoba; et auxiliaire d’enseignement pour un cours d’introduction aux études autochtones.

En tant qu’auxiliaire d’enseignement, j’ai contribué à enseigner aux étudiants le colonialisme, l’histoire des peuples autochtones et les enjeux contemporains qui s’y rattachent. Pour certains, c’était la première fois qu’ils abordaient sérieusement ces sujets; pour d’autres, nous discutions d’histoires et d’expériences qui leur étaient propres. Cette expérience m’a beaucoup appris sur l’importance de partir de là où les gens en sont et de reconnaître que des étudiants peuvent arriver dans une même classe avec des connaissances et des expériences très différentes.

Ces dernières années, j’ai travaillé à temps plein dans le service public, plus récemment comme adjointe de circonscription de Tracy Schmidt, députée de Rossmere. Mes fonctions consistaient notamment à aider les citoyens à s’y retrouver dans les services gouvernementaux et à résoudre des problèmes complexes, à mener des activités de mobilisation et de communication auprès de la communauté, ainsi qu’à gérer les activités quotidiennes et les finances d’un bureau de circonscription très actif.

Cet été, j’ai été particulièrement fière de créer CAMP Rossmere, un programme d’emploi pour les jeunes conçu pour leur offrir une expérience pratique au sein du bureau d’une députée provinciale. Je suis depuis longtemps passionnée par l’engagement des jeunes dans le service public et le leadership communautaire, et ce fut extrêmement gratifiant de transmettre à une nouvelle génération de jeunes leaders une partie de ce que j’ai appris.

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À travers toutes ces expériences, j’ai appris à m’adapter rapidement, à partir de là où les gens en sont et à reconnaître la valeur des différentes formes de connaissances que chacun apporte à son travail et à sa communauté.

Hors de mon travail et dms études, j’adore les arts et je suis particulièrement passionnée par la musique. J’ai joué du violon pendant de nombreuses années, notamment avec les Orchestres des jeunes de Winnipeg, et je me suis mise à la guitare plus récemment. J’aime aussi lire et écrire, jouer aux jeux de mots du New York Times, suivre les Jets, voyager, aller à des concerts et passer du temps en plein air.

Et, à bien des égards, je suis moi-même encore jeune : j’ai 25 ans. Au cours de ces 25 années, j’ai énormément appris de personnes dont la vie, les expériences et l’expertise sont très différentes des miennes. J’ai appris que personne ne détient toutes les réponses et que nous prenons de meilleures décisions lorsque nous accordons de la valeur à la diversité des expériences, des perspectives et des connaissances.

C’est pourquoi je me présente comme commissaire scolaire. Je crois que l’éducation est un travail d'équipe, et que chaque membre de notre communauté de la DSLR a quelque chose à y apporter. Je veux m’assurer que les décisions prises par la Commission scolaire tiennent compte des voix de celles et ceux qui apprennent, enseignent, travaillent et vivent dans nos écoles et nos communautés.

Si je suis élue, je mettrai cette conviction en pratique par soutenir chaque élève, partager le travail, et diriger en apprenant.
N'hésitez pas à me contacter :

La reconnaissance des terres de la DSLR

 

La Division scolaire Louis-Riel (DSLR) réunit une communauté d'écoles sur les terres traditionnelles des Anishinaabeg, Ininewak et Dakota. Notre division est située sur la patrie nationale des Métis de la rivière Rouge. Nous reconnaissons que le Manitoba abrite également les terres traditionnelles des Anishininiwak et Dene.

 

Nous respectons les traités conclus sur ces terres et reconnaissons les préjudices et les erreurs du passé et du présent. Nous nous engageons à créer des alliances authentiques avec les communautés Autochtones dans un esprit de réconciliation et de collaboration.

 

Nous reconnaissons et honorons la Première nation Shoal Lake 40, source de l’eau potable vitale de Winnipeg, ainsi que les territoires des traités qui génèrent et fournissent l’électricité alimentant les activités quotidiennes dans toute la province et au-delà.

 

Le développement continu de la reconnaissance des terres de la DSLR est dirigé par notre conseil autochtone des grands-mères et des grands-pères, que nous remercions de sa générosité et de sa collaboration.

Autorisé par Bethany Kolisniak pour la DSLR, quartier 4

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